The future is female

 

Si on vous dit que la journée « de la femme » n’existe pas, c’est parce que c’est la journée « des femmes ». L’appellation « International Women’s Day » est trop souvent mal traduite. Ses plus fervents défenseurs considèrent que la traduction « la femme » réduit les femmes à une entité, sans prendre en compte l’unicité et la particularité de chacune d’entre elles. Nuance.

La « journée internationale des femmes », donc, est officialisée en 1977 par l’ONU, mais la première National Women’s Day a lieu aux Etats-Unis le 29 Février 1909 à l’appel du Socialist Party of America. En France, l’International Socialiste des Femmes s’emparera du concept un an plus tard et revendiquera le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations salariales.

Jusqu’ici c’est clair. Mais ça se complique quand on nous parle de nouveau féminisme. Là, on est aussi enthousiastes que paumées.

L’édito de Céline Perruche par exemple, rédactrice en chef du magazine Glamour, en a fait bondir plus d’un. Elle s’y attaque au collectif Les Chiennes de Garde qui, selon elle, érige l’homme en « ennemi public numéro 1 ». De nombreuses journalistes ont réagi, provoquant un déferlement de posts sur Tweeter.

Emma Watson, ambassadrice de l’ONU Femmes depuis 2014 et à l’origine de la campagne HeForShe pour l’égalité des sexes, a subi de nombreuses critiques après avoir posé seins nus pour Vanity Fair.

Preuve qu’on est généralement d’accord sur le fond, mais pas toujours sur la forme.

Il ne faut pas oublier qu’Internet a changé beaucoup de choses. Aujourd’hui, être féministe c’est aussi s’insurger contre une représentation de la femme souvent hypersexualisée, blanche et mince. On peut militer par un discours et des images différentes. Le webzine Polyester est le symbole d’un néo féminisme affichant des couleurs pop et misant sur la diversité.

Le collectif français Brigade Antisexiste, lui, ne produit pas d’images, mais dénonce celles qu’ils ne veulent plus voir dans le métro, en les targuant d’un autocollant « SEXISTE ».

Mais peu importe la forme, on est convaincus que ce qui compte avant tout, c’est le message. Alors voilà tout ce que vous pouvez faire ce mois-ci pour divulguer le votre. À vous de choisir :

  • Faites la grève le 8 Mars. Les initiatrices de la Women’s March de Washington appellent les femmes à ne pas travailler, pour sensibiliser sur la valeur socio-économique que nous avons réellement dans nos sociétés.
  • Girlcottez les marques sexistes. (girlcotter : v. féminin de « boycotter ») comme cette marque de lingerie qui profite de l’occasion pour vous faire une gentille offre promo.

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  • Partez à la découverte des artistes femmes de Paris avec l’association Aware.

Et pour celles qui veulent en savoir plus, retrouvez toutes les actions menées en France ce mois-ci sur le site du Ministère des Droits des Femmes.

« Le présent n’est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l’action. »

Simone de Beauvoir, Pour une morale de l’ambiguïté. 

 

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